Conan / Terres d'Atlas / Personnage
Naska Vif-Argent, la Marchande exilée
Marchande, banquière et bannie des terres d'Atlas
Fiche d'identité
- Nom
- Naska Vif-Argent
- Âge
- 33 ans
- Genre
- Femme
- Espèce
- Femme-lapine
- Taille
- À préciser
- Poids
- À préciser
- Yeux
- Bleus
- Cheveux
- Blonds
- Signes distinctifs
- Oreilles blanches
- Occupation
- Marchande, puis banquière
- Aptitudes
- Sans magie connue
- Statut
- Exilée de Sepermeru
Lorsque Naska Vif-Argent arriva sur les terres d’Atlas, elle n’avait rien d’une conquérante ni d’une aventurière en quête de gloire. Âgée de trente-trois ans, blonde aux yeux bleus, reconnaissable à ses oreilles blanches et à sa silhouette de femme-lapine, elle ne possédait ni magie, ni titre, ni protection particulière. Elle était venue comme négociante, avec l’intention simple de gagner sa vie en achetant, transportant et revendant ce dont les habitants avaient besoin.
Le commerce lui convenait assez bien. Naska avait le contact facile, savait écouter les demandes des artisans et comprenait rapidement quels matériaux devenaient rares ou difficiles à obtenir. Comme beaucoup d’autres marchands, elle parvint à tirer un revenu confortable de son activité, mais elle ne se contentait pas de voir les échanges comme une manière d’amasser de l’or. Elle appréciait sincèrement de se rendre utile, de fournir à un forgeron les ressources nécessaires pour achever son travail ou d’éviter à un habitant de parcourir seul des terres dangereuses pour trouver quelques marchandises ordinaires.
Les premiers temps, elle crut pouvoir trouver sa place ainsi, par le travail et par une certaine honnêteté. Atlas n’était pas une terre tendre, mais elle n’attendait pas qu’elle le soit. Elle savait que chacun cherchait à survivre, à faire prospérer son atelier ou à défendre son foyer. En revanche, elle supportait difficilement que certains profitent délibérément de cette fragilité pour enrichir leur propre cercle.
À force de comparer ses prix, ses achats et les tarifs imposés aux artisans, Naska découvrit que le conglomérat marchand d’Atlas entretenait volontairement des prix bien plus élevés que nécessaire sur certaines ressources essentielles. Ces matériaux n’étaient pas exceptionnellement rares, leur transport ne justifiait pas de telles sommes, et rien ne permettait d’expliquer les marges exigées, sinon la certitude que les artisans seraient contraints de payer pour continuer à exercer leur métier.
Cette découverte la révolta. Naska aurait pu garder l’information pour elle et s’aligner sur les tarifs du conglomérat, comme d’autres le faisaient sans doute déjà. Elle aurait même pu en tirer un profit considérable, puisque connaître le véritable prix des marchandises lui donnait un avantage certain. Elle choisit pourtant de rédiger un pamphlet destiné aux habitants et aux artisans, dans lequel elle exposait les écarts de prix et accusait ouvertement les négociants ainsi que les autorités qui laissaient faire.
Le texte ne cherchait pas particulièrement à être diplomatique. Naska y exprimait sa colère avec franchise, nommait les mécanismes qui permettaient à certains de s’enrichir aux dépens des travailleurs et invitait la population à ne plus accepter aveuglément les tarifs qu’on lui imposait. Le pamphlet circula suffisamment pour produire un effet immédiat : plusieurs artisans refusèrent de payer les anciens prix, certains commerçants virent leurs revenus diminuer, et quelques notables comprirent qu’une simple négociante venait de porter atteinte à une affaire bien installée.
Les autorités ne la remercièrent pas pour son honnêteté. Plutôt que de s’intéresser à ce qu’elle révélait, elles la condamnèrent pour le trouble causé par ses écrits. Naska reçut une lourde amende et fut exposée pendant une journée au pilori, afin que chacun comprenne le prix à payer lorsque l’on attaquait trop ouvertement les intérêts des puissants.
Cette humiliation ne se déroula toutefois pas comme ses accusateurs l’avaient probablement espéré. Les habitants venus la voir ne semblaient pas éprouver beaucoup de haine à son égard. Quelques fruits furent jetés, davantage par opportunisme ou par habitude que par véritable hostilité, mais l’essentiel de la foule resta étonnamment calme. Beaucoup savaient qu’elle avait dit vrai, et certains avaient même bénéficié directement de la baisse des prix provoquée par son pamphlet.
Ceux qui lui témoignèrent une rancune sincère appartenaient surtout aux milieux les plus favorisés, parmi ceux qui avaient perdu de l’argent dans l’affaire. L’un d’eux poussa la mesquinerie jusqu’à dissimuler un caillou dans une tomate avant de la jeter sur Naska, sous les yeux de l’une de ses amies. Le geste fut suffisamment lâche pour ne pas rester longtemps sans conséquence : l’homme fut poursuivi et, à la nuit tombée, reçut une correction dont il ne dut pas garder un souvenir particulièrement agréable. Naska n’avait peut-être pas remporté son combat contre le conglomérat, mais cette journée lui apprit au moins que la population ne la considérait pas comme une ennemie.
Cette affaire aurait pu n’être qu’un épisode désagréable dans la vie d’une marchande trop honnête pour son propre bien. Pourtant, à la même époque, une menace autrement plus dangereuse commença à peser sur les habitants des terres d’Atlas. On parlait d’une elfe sombre et violente que beaucoup surnommaient la Folelfe ou l’Elfe noire, faute de savoir exactement ce qu’elle était devenue. Les récits à son sujet variaient, mais tous s’accordaient sur son imprévisibilité et sa cruauté. Elle surgissait sans raison apparente, agressait ceux qu’elle croisait et laissait derrière elle des blessés incapables de comprendre pourquoi ils avaient été choisis.
On associait cette femme au culte du Sans-Soleil, une doctrine qui exaltait la liberté et le chaos jusqu’à considérer toute règle comme une entrave. Naska connaissait peu ces querelles religieuses et ne s’y intéressait guère. Elle n’avait aucune affiliation, aucune foi solide et aucune prétention à prendre parti dans un affrontement spirituel. Elle exerçait son métier, vivait à l’oasis et entretenait de bonnes relations avec Aurora, prêtresse du Soleil, à qui elle devait livrer régulièrement des denrées destinées au sanctuaire.
C’est alors qu’elle s’apprêtait à effectuer l’une de ces livraisons que la Folelfe vint à elle. L’agression eut lieu devant sa propre maison, dans un endroit où Naska avait jusqu’alors pu croire qu’elle était relativement en sécurité. Elle n’était pas combattante, encore moins préparée à affronter une adversaire aussi dangereuse. Lorsque l’attaque prit fin, elle fut laissée presque morte sur le sol, incapable de se relever ou d’appeler elle-même à l’aide.
Elle ne dut sa survie qu’à l’intervention de ses proches. Aurora, Breanne et Gary la prirent en charge et réussirent à la soigner, alors que ses blessures auraient très facilement pu lui être fatales. La convalescence fut longue et difficile, car Naska ne devait pas seulement retrouver l’usage normal de son corps : elle devait également accepter qu’elle avait été attaquée sans avoir provoqué qui que ce soit, sans dette à payer ni querelle à résoudre. Elle avait simplement croisé la route de quelqu’un pour qui la souffrance des autres ne réclamait aucune justification.
Après cette agression, elle chercha un temps une réponse dans la religion. Son amitié avec Aurora et la présence rassurante de la prêtresse l’amenèrent à considérer une autre vie que celle de simple marchande. Naska pensa qu’elle pourrait peut-être se mettre au service d’une divinité et trouver dans la foi une manière de donner du sens à ce qu’elle avait traversé. Elle ne se reconnaissait toutefois ni entièrement dans la lumière du Soleil, déjà portée par Aurora, ni dans les ténèbres du Sans-Soleil, dont elle avait connu la brutalité.
Elle se tourna vers la Lune, qu’elle imaginait comme un équilibre possible entre ces deux extrêmes. À ses yeux, elle pouvait représenter une lumière douce dans la nuit, une voie moins absolue, moins aveuglante que celle du Soleil et moins destructrice que celle du chaos. Naska pria, chercha des signes et tenta de comprendre si cette intuition pouvait devenir une véritable vocation. Rien ne lui répondit. Ses prières restèrent sans écho, sans manifestation et sans raison suffisante pour abandonner la vie qu’elle connaissait déjà. Elle finit donc par renoncer à cette idée, non sans regret, mais avec la lucidité de comprendre qu’elle n’était ni magicienne ni prêtresse et que son utilité se trouvait probablement ailleurs.
Ce fut ainsi que germa son projet de banque. Naska avait appris, parfois douloureusement, qu’une personne isolée restait très vulnérable sur ces terres. Il suffisait d’une attaque, d’un vol ou d’une absence prolongée pour voir disparaître le fruit de mois de travail. Elle imagina donc un système où les richesses confiées ne seraient pas concentrées dans un unique coffre, facile à prendre ou à vider, mais réparties en différents lieux et protégées par plusieurs personnes. Dans son idée, les habitants pouvaient participer ensemble à la sécurité de l’argent de chacun, en construisant une forme de confiance collective là où régnaient habituellement la méfiance et l’intérêt personnel.
Le projet eut du mal à s’imposer. Une banque fondée par une femme vivant seule, sans soldats ni murs solides pour la défendre, ne rassurait pas facilement ceux qui auraient pu devenir ses clients. Même les personnes qui appréciaient Naska pouvaient hésiter à lui remettre leurs économies, car ses bonnes intentions ne suffisaient pas à protéger un coffre contre les voleurs ou les pillards. Elle continua malgré tout de travailler à son idée, convaincue que le besoin existait et qu’une organisation plus sûre finirait par devenir possible.
Avant qu’elle ne parvienne à stabiliser réellement son activité, la Folelfe reparut. Cette fois, elle s’en prit à un vieux guerrier du nom de Dwyn. Naska le croisa au détour d’un chemin et comprit rapidement qu’elle n’avait aucune chance d’affronter seule celle qui l’avait déjà presque tuée. Elle tenta de fuir pour prévenir les autorités d’Atlas et obtenir de l’aide, mais la Folelfe la rattrapa avant qu’elle ne puisse atteindre qui que ce soit. Elle fut projetée au sol et laissée une nouvelle fois dans un état critique.
Yseln, qui deviendrait plus tard sénatrice, la découvrit et la conduisit au dispensaire. Breanne dut alors soigner Naska pour la seconde fois après une attaque de la même adversaire. Cette répétition changea profondément la manière dont la marchande envisageait sa vie. Elle pouvait accepter que le commerce comporte des risques et que l’on se fasse des ennemis en dénonçant des profiteurs, mais elle ne pouvait plus se résoudre à vivre seule dans un lieu où une même personne était capable de venir la massacrer à deux reprises sans rencontrer de véritable obstacle.
Lorsqu’elle reçut l’invitation de rejoindre le Quartier Ouest de Sepermeru, elle y vit enfin la possibilité de vivre sous une protection réelle. La présence d’Harsetti, l’une de ses amies, pesa beaucoup dans sa décision. Naska ne rejoignait pas seulement un clan pour disposer de remparts ; elle espérait y trouver une communauté, un endroit où son travail pourrait se développer sans que chaque réussite l’expose aussitôt à perdre la vie ou ses possessions.
À Sepermeru, son projet de banque prit enfin une forme solide. Elle construisit un établissement en dur, installé sous la protection de l’armée de la cité et à proximité d’un autre grand clan. Les clients furent plus nombreux et plus réguliers, car la présence des murs et des gardes rassurait ceux qui hésitaient autrefois à confier leurs économies à une marchande isolée. Naska put alors gérer des sommes plus importantes, asseoir sa réputation et profiter enfin d’une prospérité qui ne reposait plus uniquement sur quelques échanges risqués dans le désert.
Cette période fut sans doute la plus heureuse de son séjour sur les terres d’Atlas. Sa richesse croissante lui permit d’offrir de précieux présents à plusieurs personnes auxquelles elle tenait. Elle remit à Tacita une relique de Force, en reconnaissance de la protection que celle-ci lui avait promise, et donna à Harsetti une relique religieuse. Pour elle-même, elle conserva une relique capable de générer un peu d’argent, un objet qui correspondait assez bien à la vie qu’elle avait toujours menée, attachée aux échanges et à l’idée de faire fructifier ce qu’elle possédait.
Elle garda également de très bonnes relations avec Tacita et les habitants de son île, où elle comptait plusieurs amis importants. Parmi eux se trouvait Periene, l’une de ses plus proches compagnes, à qui elle vendait régulièrement des marchandises liées à l’enchantement et à l’ingénierie. Decourval faisait également partie de ce cercle, même si ses expériences étranges sur Naska lui donnaient parfois l’allure inquiétante d’une savante folle dont il valait mieux ne pas interroger trop longuement les méthodes. Naska avait aussi connu Lynn, une autre femme-lapine comme elle, dont la disparition ancienne lui laissait le souvenir particulier d’une proximité devenue trop rare.
La banque, ses amis et la sécurité de Sepermeru donnaient à Naska le sentiment d’avoir enfin construit quelque chose de durable. Son existence n’était plus seulement une succession de livraisons, de dangers et de mésaventures dont elle ne réchappait que grâce à l’intervention des autres. Elle avait un établissement reconnu, des clients, des biens, des relations solides et une place dans une communauté qui paraissait capable de la protéger.
Cette confiance fut détruite lorsque l’autre grand clan de Sepermeru décida de s’en prendre à elle pour atteindre son argent. Naska fut capturée et gardée enfermée pendant deux jours et deux nuits. Ses ravisseurs ne la traitèrent pas avec la cruauté de la Folelfe ; ils ne la torturèrent pas et ne cherchèrent pas à la tuer. Cette retenue ne changeait toutefois rien à la nature de ce qu’ils faisaient. Ils l’avaient privée de sa liberté et, pendant qu’elle demeurait sous leur contrôle, ils cambriolèrent son coffre.
La trahison fut d’autant plus difficile à supporter que Naska avait justement rejoint Sepermeru pour ne plus vivre dans la peur de ce genre d’agression. Elle avait accepté d’intégrer une cité, placé son établissement sous la protection de ses forces et investi sa fortune dans un bâtiment censé lui offrir la stabilité que son ancienne vie lui refusait. Or, ce ne fut pas une ennemie venue de l’extérieur qui la dépouilla, mais un clan installé dans la même ville, à quelques pas seulement de la banque qu’elle avait patiemment bâtie.
Sous la pression des autorités de Sepermeru, ses ravisseurs finirent par la libérer. Naska n’en ressortit pas apaisée. Elle avait déjà supporté une condamnation injuste, le pilori et deux agressions qui avaient failli lui coûter la vie. Elle n’était plus disposée à accepter avec calme qu’on puisse l’enfermer et lui voler ses richesses sans subir de conséquence. Elle chercha donc à se venger et fit appel aux mercenaires disponibles afin de s’en prendre à ceux qui l’avaient capturée.
La réaction de Sepermeru fut sévère. Plutôt que de considérer uniquement les raisons de sa colère, la cité estima que Naska devenait une source de troubles et la fit emprisonner à son tour. Le conglomérat marchand jugea alors qu’une femme aussi affectée par les événements, et manipulant de telles sommes d’argent, ne pouvait plus gérer sa banque selon ses propres règles. Le fonctionnement de son établissement fut révisé sans que les conséquences pour elle soient véritablement prises en compte.
Les taux d’intérêt qui avaient permis à sa banque de prospérer furent brutalement réduits, passant de dix pour cent à un pour cent. Cette modification suffisait à faire fuir ses clients, qui n’avaient plus de raison de laisser leurs économies entre ses mains. Dans le même temps, Naska devait assumer les frais liés aux dépôts et aux retraits, qui représentaient cinq pour cent des sommes concernées. À mesure que les clients récupéraient leur argent, elle perdait une part de son propre capital, jusqu’à voir son établissement se vider beaucoup plus vite qu’elle ne pouvait le sauver.
Sa ruine fut rapide. En quelques jours, le système qu’elle avait construit pour sécuriser les biens des autres devint la cause directe de sa faillite. Les sommes accumulées au fil de ses échanges, les revenus de la banque et la confiance patiemment gagnée disparurent ensemble. Naska dut fermer son établissement et abandonner l’édifice qu’elle avait construit à Sepermeru, incapable de poursuivre une activité dont les règles avaient été modifiées de manière à ne plus lui laisser aucune chance.
La cité ne se contenta pourtant pas de la voir perdre sa banque. La Princesse de Sepermeru la fit fouetter et humilier publiquement avant de la bannir. Pour Naska, cette dernière punition eut un poids particulier. Elle avait déjà été exposée au pilori pour avoir dénoncé des prix injustes, mais elle avait alors senti que la population comprenait au moins ce qu’elle avait essayé de faire. À Sepermeru, la situation était différente : elle quittait une ville qu’elle avait choisie comme refuge, après y avoir investi son travail, son argent et sa confiance, avec le sentiment que tout cela n’avait servi qu’à lui fournir davantage de choses à perdre.
Naska n’avait jamais ambitionné de diriger qui que ce soit. Elle n’avait pas cherché à devenir une figure religieuse, une combattante renommée ou une femme de pouvoir. Elle avait voulu vivre de son commerce, rendre service aux habitants, défendre les artisans contre ceux qui les exploitaient et créer un lieu où chacun pourrait placer son argent sans craindre de le perdre du jour au lendemain. Les terres d’Atlas lui avaient successivement appris que l’honnêteté pouvait conduire au pilori, que la bonté ne protégeait pas de la violence, que la sécurité promise par une cité pouvait se transformer en captivité et que les institutions protégeaient parfois plus volontiers leur équilibre que les personnes qui leur avaient fait confiance.
Avant son départ, elle confia ce qu’il lui restait de valeur à Aurora, celle qui l’avait autrefois soignée lorsqu’elle avait été laissée presque morte devant sa maison. Elle libéra également Tacita de l’obligation de la protéger, puisque Naska ne comptait plus rester sur ces terres ni réclamer que quiconque risque encore quoi que ce soit pour elle. Ces adieux ne furent pas ceux d’une marchande préparant un nouveau voyage ou cherchant une meilleure affaire ailleurs ; ils furent ceux d’une femme qui n’avait plus la force de recommencer dans un endroit où chacun de ses efforts avait fini par se retourner contre elle.
Naska Vif-Argent quitta donc Sepermeru et s’éloigna des terres d’Atlas sans annoncer l’endroit où elle comptait se rendre. Elle laissait derrière elle une banque vide, quelques reliques offertes à ceux qu’elle avait aimés, des amis auxquels elle ne savait plus promettre son retour et une réputation que chacun interpréterait selon ses propres intérêts. Certains se souviendraient probablement de la négociante qui avait osé dénoncer les marchands d’Atlas. D’autres ne retiendraient que la banquière ruinée, la prisonnière en colère ou la bannie de Sepermeru. Ceux qui l’avaient réellement connue sauraient toutefois qu’elle n’avait jamais demandé davantage qu’une place où vivre honnêtement, aider les siens et conserver quelque chose de ce qu’elle avait bâti.
Fin.